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Le
Grenelle de l'Insertion s'est
déroulé entre fin novembre 2007 et fin juin 2008. Retrouvez
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Le
CRRESS a ouvert ses portes ! Quand l’Etat bloque le développement des entreprises S’associant aux craintes de 7 autres acteurs de la lutte contre l’exclusion et de la CFDT, le CNEI (Comité National des Entreprises d’Insertion) a signé hier une déclaration demandant au gouvernement de « revoir sa politique » et notamment ses choix budgétaires en matière de politique de l’emploi. A l’heure actuelle, un milliard d’euros manque dans le budget 2007 pour la lutte contre le chômage et l’exclusion. En ce qui concerne les entreprises d’insertion, la démonstration de leur pertinence et de leur savoir-faire en matière d’insertion professionnelle leur avait, en 2004, permis de convaincre le gouvernement de l’époque de lancer une politique de développement de leur offre d’insertion. Cette demande entendue, il était alors prévu que le nombre de postes passe de 11 000 à 15 000 à l’horizon 2007. Les entreprises ont pleinement répondu au défi puisque ce niveau de développement a été atteint dès fin 2006, soit avec un an d’avance. Las, malgré un taux de retour en emploi supérieur à celui de l’ANPE, le nombre de postes est aujourd’hui plafonné. Les choix fiscaux et budgétaires du gouvernement décidés cet été semblent donc s’effectuer au détriment de la politique de solidarité pour les populations les plus éloignées de l’emploi. Le CNEI estime que « le gouvernement agit selon une vision purement comptable, qui est à la fois dangereuse et erronée. Dangereuse car semblant signifier qu’il se soucie peu de la partie de la population qui n’a pas pu profiter de la baisse du chômage. Erronée parce que privilégiant le court terme, alors même que les entreprises d’insertion, loin d’être une charge pour l’Etat, lui rapportent annuellement plus de deux fois ce qu’elles lui coûtent (voire quatre fois si l’on y inclut les «coûts évités»)» Etonnement, donc, de la part des entreprises d’insertion, d’autant plus que lors des récentes rencontres avec le Ministère et l’Elysée, ceux-ci avaient semblé sensibles aux propositions concrètes du C.N.E.I quant à une continuité du développement de l’offre d’insertion qui s’appuierait notamment sur un partenariat renforcé avec le monde économique traditionnel. Conformément à ce vœu, les entreprises d’insertion et leurs partenaires (MEDEF et branches professionnelles) concrétisent et formalisent actuellement leurs liens. Le C.N.E.I se dit donc surpris par cette mesure, qui peut faire craindre l’oubli des promesses du candidat Sarkozy, mais aussi des déclarations d’intention du Président de la République quant à sa volonté de « redonner aux Français le goût du travail ». « Les entreprises d’insertion ont fait de l’insertion par l’emploi leur philosophie et leur vocation, en accompagnant annuellement plus de 60 000 personnes vers une réinsertion sociale et professionnelle incontestable. Freiner leur développement va à l’encontre de la volonté affichée du gouvernement de relancer la croissance et l’emploi ». Déclaration commune CFDT, Fnars, SNC (Solidarités nouvelles contre le chômage), Emmaüs-France, COORACE, CNEI (Comité national des entreprises d'insertion), CNLRQ (régies de quartier), Chantier école, Réseau Cocagne Réduction
des emplois aidés Les choix fiscaux et budgétaires du gouvernement décidés cet été s’effectuent au détriment de la politique de solidarité pour les populations les plus éloignées de l’emploi. Un milliard d’euros manque dans le budget 2007* pour la lutte contre le chômage et l’exclusion. Le nombre de contrats aidés est réduit de 25 % dès cette année, celui des postes en entreprise d’insertion est plafonné. Le gouvernement justifie cette baisse des crédits par la situation de l’emploi en 2007. Or celle-ci est liée autant aux effets de la démographie, à la loi de 2006 de retour à l’emploi, à une légère reprise de l’emploi, comme aux contrats aidés. Le niveau de chômage de 5 % est cependant loin d’être atteint. À supposer une reprise effective et continue de l’emploi, rappelons qu’elle n’a profité dans les années précédentes que marginalement aux personnes en grande précarité ou victimes de discrimination. Avec plus de 4 millions d’actifs « sans emploi », le recul des moyens pour l’accompagnement des personnes vers l’emploi risque à nouveau d’accroître la pauvreté et l’exclusion, de fragiliser la cohésion sociale et le dynamisme économique du pays. Cette réorientation intervient au moment où de nombreux acteurs de la lutte contre l’exclusion, de l’économie solidaire et la CFDT souhaitent rendre plus efficaces les contrats aidés par l’instauration d’un seul contrat d’insertion. Nous craignons que la nouvelle politique du gouvernement ne sacrifie les personnes en difficulté et les jeunes peu qualifiés. Il n’est pas sûr que le revenu de solidarité active (RSA) dont la généralisation n’interviendra qu’en 2009 puisse compenser ce déficit de solidarité. La lutte contre la pauvreté et l’exclusion nécessite une action structurelle continue et non conjoncturelle. La politique publique de solidarité pour l’emploi et ses résultats sont un investissement pour l’avenir et non une charge, à l’inverse d’une vision purement comptable. Les signataires demandent au gouvernement de revoir cette politique. * 230 000 contrats aidés au lieu de 310 000 en 2008 sont annoncés, soit une baisse de 300 millions d’euros. 400 millions concernent le Fonds de solidarité qui gère en particulier l’allocation de solidarité spécifique (ASS), l’allocation équivalent retraite (AER), 100 millions pour le dispositif hôtels cafés restaurants (HCR) et environ 200 millions pour financer les allocations de fin de formation pour les demandeurs d’emploi, les stagiaires de la formation professionnelle. ASCEI,
un outil pour vos salariés ! (Laurent
Gomis fait découvrir le Louvre à un groupe de salariés
d'EI . Photo : D. Filluzeau) |
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