Aspects financiers /Observatoire 2010

 

Le CA moyen par entreprise d’insertion est en hausse continue depuis plus de 10 ans. A près de 925 000 €, il progresse de 84% depuis 2002.
Il faut noter aussi que la très légère hausse des subventions peut s’expliquer par l’augmentation du nombre d’ETP moyen par entreprise d’insertion (+ 0,28), mais ne suffit pas à compenser celle des EITT (+5,8). Nous le savons, les financements publics ne couvrent pas suffisamment le développement de nos entreprises. Par conséquent, c’est le chiffre d’affaires généré par le développement qui permet de financer majoritairement le projet d’insertion. De plus, l’augmentation du CA moyen et celui de la masse salariale engendrent des gains directs pour la collectivité (salaires versés, charges sociales, taxes et impôts, TVA..) et des coûts évités pour cette dernière (arrêt du versement d’allocations et d’aides sociales).
Par ailleurs, on notera que le ratio subventions/produits d’exploitation baisse à nouveau (-1,2) à 16,70 %. Ainsi plus que jamais, l’activité économique des entreprises d’insertion finance directement leur surcoût social. Il est nécessaire de rappeler que le montant de l’aide au poste (9 681 € annuel par ETP) n’a pas été revalorisée depuis de nombreuses années.

 

 

 

 

 

Il existe de profondes disparités entre les entreprises d’insertion en fonction de leur nature (EI ou EITT), de leur taille, de leur localisation géographique, de leur positionnement sur un secteur d’activité porteur…
En 2010, la part des entreprises ayant un CA moyen inférieur à 300 k€ augmente et passe de 21% à 34 %, ce qui révèle une plus grande fragilité des très petites EI.
A l’inverse et malgré une hausse du CA moyen (+ 11 % au total), on peut remarquer que cette hausse concerne surtout les plus importantes (CA supérieur à 1M d’€) dont la part gagne 3 points.

 

CONCLUSION

En 2010 encore, on peut constater une progression du CA moyen et de la masse salariale.

Les entreprises d’insertion embauchent plus de personnes et se développent. Elles font face à la diminution récurrente de la part des subventions publiques dans leur CA. Mais ces indicateurs ne doivent pas occulter la fragilité plus importante des très petites EI qui continuent de subir les effets de la crise qui ne sont d’ailleurs effacés pour personne. Pour elles, il est nécessaire de travailler au rétablissement des fonds propres et BFR, de se repositionner sur leur secteur, d’être accompagnées dans la consolidation. L’UREI s’y emploiera.

Pour les autres, la crise du développement doit être maîtrisée compte tenu des tensions annoncées sur les financements publics.

L’UREI restera vigilante et mobilisée dans l’observation de ces évolutions.