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Le
dynamisme du réseau ne se dément pas avec autant
de créations en 2007 qu'en 2006 mais un solde positif (différence
entre les créations et les fermetures) de 9 structures
contre 4 l'année dernière.
Par
rapport à 1999, la progression est remarquable -et ininterrompue
: 30 structures supplémentaires en activité entre
le 31/12/1999 et le 31/12/2007. |
1/ Répartition
par département
.(
sur 158 EI en activité au 31/12/2007)
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Trois
départements se détachent nettement : Paris, les
Hauts-de-Seine et la Seine Saint-Denis, avec 20 EI ou plus.
Pourtant, si le dynamisme des Hauts-de-Seine
(+1) et de la Seine-Saint-Denis (+3) ne se dément pas,
Paris ne gagne pas d'EI par rapport à 2006.
L'Essonne, toujours dépourvue d'EITT,
gagne cependant deux entreprises tandis que les Yvelines confirment
leur déclin quantitatif en perdant trois structures par
rapport à 2006.
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Un
zoom instructif sur l'évolution du nombre de structures
par département.
S'il valide la vitalité des trois départements
"phares" en terme de nombre de structures, il permet
également de noter celle de du Val de Marne, passé
de 9 à 14 EI en 9 ans ainsi que la bonne santé
sur la même période de l'Essonne - avec un regain
surtout sensible depuis deux ans.
Par contre, comment ne pas noter que les Yvelines
ont perdu plus du tiers de leurs EI, à un rythme moyen
d'une cessation d'activité par an...
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2/ Evolution
en nombre
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Ce
graphique nous montre que depuis 2003, le nombre d'EI augmente
de façon très sensible : 22 structures de plus
en quatre ans, soit une croissance de 16,2 %.
Si
l'on affine cette vision, on peut isoler :
1/
le développement fulgurant, malgré un léger
reflux cette année, des Régies de Quartier depuis
1999 (+73% en 8 ans), surtout à Paris;
2/ la baisse continue du nombre d'EITT après
la croissance issue de la loi de 1998 et le pic de 2001 (20
structures, contre 15 aujourd’hui.)
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3/ Répartition
par activité
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Nous
avons cette année pris le parti de considérer
les régies de quartier comme une activité à
part entière, puisque ces structures offrent quasiment
toutes, et ce de manière cumulative, les mêmes
types de services : petits travaux de finitions en construction,
nettoyage de locaux et entretien d'espaces verts.
Ensuite, le bâtiment, secteur "historique",
occupe sans surprise le premier rang des secteurs d'activité,
même si sa proportion est en baisse constante depuis 1999.
Le développement de l'activité
"traiteur" dope le secteur restauration, tandis que
la part des EITT continue de décroître. Les activités
traditionnelles des Entreprises d'Insertion se maintiennent
: nettoyage, gestion des déchets, espaces verts et "récupération/recyclage".
Les principaux changements proviennent du développement
du secteur "activités informatiques", qui comporte
certes une part de récupération et de recyclage
mais accolés à un service, soit d'installation,
soit de formation ou de maintenance, et de l'expansion du commerce
en magasin, tendance très nouvelle et qui semble devoir
se développer à mesure que notre réseau
devient visible au sein de l'Economie Sociale et Solidaire.
En effet, la plupart de ces boutiques proposent des produits
issus du commerce équitable, qui lui aussi promeut des
valeurs de solidarité et de citoyenneté de l'entreprise.
Cette diversification des
secteurs d’activité témoigne de la vitalité
du modèle "entreprise d'insertion" pour peu
que le réseau sache en faire la promotion et communiquer
autour de ses réussites.
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4/ Créations,
défaillances et ancienneté
Evolution
des créations d'entreprises d'insertion par type depuis
1999

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Evolution des défaillances d'entreprises d'insertion
par type depuis 1999

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Le
nombre de créations a bondi à partir de 2005,
tout comme le nombre de défaillances – avec cependant
un solde toujours positif, ce qui est plus que jamais le cas
en 2007 (+9 structures). Cette année présente
un nombre de défaillances historiquement bas puisque
"seulement" quatre structures ont fermé.
Il est intéressant de noter que la vague
entrepreneuriale de ces trois dernières années
recouvre nombre d’activités n’appartenant
pas à la « quadrilogie historique » : BTP
/ restauration / nettoyage / espaces verts. On trouve en effet
de la communication, du tourisme, du commerce équitable,
de l’informatique et des commerces.
Si
l'on rapproche la hausse des créations et la baisse impressionnante
des défaillances du graphique ci-dessous , il semble
pertinent de conclure que le réseau se porte de mieux
en mieux.
En effet, si l'an dernier 64% des EI avaient plus de 5 ans,
cette proportion est passée à 71% en 2007! Cela
démontre une pérennisation des EI, qui sont de
plus en plus "vieilles" et ont à la création
une espérance de vie de plus en plus longue.
Cette situation d'ensemble, qui ne doit pas
masquer que certaines entreprises sont cependant "sur le
fil", s'explique en grande partie par la professionnalisation
de notre réseau : accueil, orientation, sélection
et formation des porteurs de projets; formation des salariés
permanents, existence d'outils de suivi (gestion, communication,
etc.), labellisation des pratiques sociales, etc.
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5/
Forme juridique
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Pour
la première fois depuis 1999 - et probablement
depuis qu'existe le statut "entreprise d'insertion",
les structures en activité sous forme commerciale
sont plus nombreuses que celles exerçant sous
forme associative; et ce que les régies de quartiers
soient incluses ou non dans le comptage - la proportion
passe de 51% à 62% lorsqu'elles ne sont pas comptabilisées,
ce qui s'explique par le fait que toutes sont des associations.
Rien que de très normal si l’on
considère que les EI sont avant tout des entreprises,
avec une obligation de viabilité économique
pour mener à bien leur projet social, et que
certains statuts, celui de SCOP en particulier, leur
permettent de concilier leurs impératifs économiques
avec les valeurs de l'économie sociale et solidaire.
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