
1/ Les chiffres
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PERMANENTS
(ETP, hors bénévoles et hors mises
à disposition) |
Moyenne
par EI |
Moyenne
par EITT |
| Total
permanents |
Permanents
d'encadrement |
Total
permanents |
Permanents
d'encadrement |
| 1999 |
6.53 |
3.88 |
2.21 |
1.77 |
| 2000 |
6.51 |
3.85 |
2.68 |
2.23 |
| 2001 |
5.83 |
3.77 |
2.71 |
1.98 |
| 2002 |
6.39 |
4.14 |
2.48 |
1.83 |
| 2003 |
6.61 |
3.97 |
2.51 |
1.61 |
| 2004 |
5.31 |
3.47 |
2.96 |
2.12 |
| 2005 |
5.84 |
3.65 |
2.37 |
1.88 |
| 2006 |
6.01 |
3.59 |
2.56 |
2.1 |
Données
lissées base 100
Entreprises en activité du 01/01/n au 31/12/n
|
|
SALARIES
EN INSERTION |
Nombre |
|
|
Moyenne
par EITT
(ETP) |
| 1999 |
3
560 |
946.7 |
8.94 |
13.33 |
| 2000 |
4
605 |
1
259 |
9.11 |
21.74 |
| 2001 |
5
081 |
1
439.3 |
9.97 |
21.27 |
| 2002 |
4
746 |
1
377.2 |
9.47 |
20.12 |
| 2003 |
4
469 |
1
343.1 |
9.27 |
19.03 |
| 2004 |
4
647 |
1
562.9 |
10.9 |
21.41 |
| 2005 |
4
365 |
1
492 |
11.21 |
18.29 |
| 2006 |
4
791 |
1
757.3 |
11.26 |
27.65 |
Données
lissées base 100
Entreprises en activité du 01/01/n au 31/12/n
|
|
|
Augmentation
sensible du nombre de salariés en insertion passés
par les EI, qui frôle les 5'000 et se rapproche du niveau
historique de 2001. Par contre, il semble que jamais les Entreprises
d'Insertion n'aient réalisé autant d'ETP, ce qui dénote
une meilleure productivité des salariés en insertion.
Ainsi, lorsque en 1999 il fallait 3.73 salariés
pour faire 1 ETP, il en faut 2.73 en 2006. Ce changement sensible
s'explique par la conjonction de deux facteurs : d'une part, la
durée hebdomadaire de travail des salariés augmente
(plus de temps plein ; moins de temps partiel), d'autre part, la
durée moyenne des contrats augmente elle aussi.
Il faut bien sûr différencier la situation
des EI de celle des EITT. De par leur activité (le travail
temporaire), les EITT réalisent 1 ETP avec 5,2 salariés
en moyenne, tandis que pour les EI le rapport est de 1 à
2.
Il
semble d'ailleurs, mais les indices devront être confirmés
avant que l'on puisse parler de tendance,que les EITT ont repris
en 2006 quelques couleurs : jamais elles n'ont réalisé
autant d'ETP, et au total et en moyenne par structure. Elles se
rapprochent de la moyenne nationale, qui est de 31.5 ETP d'insertion
et 4 ETP permanent par structure (contre respectivement 27.65 et
3.59) |
Total
des ETP d'insertion du réseau
(données lissées base 100, structures en activité
du 01/01/2006 au 31/12/2006)

Moyenne
des ETP d'insertion par structure
(données lissées base 100, structure en activité
du 01/01/2006 au 31/12/2006)

2/ L'encadrement
Moyenne
des ETP permanents par structure
(données lissées base 100, structure en activité
du 01/01/2006 au 31/12/2006)

Ratios
ETP d'insertion / ETP permanent par structure
(données lissées base 100, structure en activité
du 01/01/2006 au 31/12/2006)

Après
un fléchissement notable du nombre d’ETP de salariés
permanents en 2004 (-16%), le mouvement est reparti à la
hausse depuis 2005. Et si en 2005 cette augmentation ne bénéficiait
qu'au EI, les EITT ont, en 2006, suivi le même mouvement.
Selon les
secteurs d’activité, un encadrant technique peut s’occuper
de 2 à 5 personnes.
Dans les secteurs du BTP, de la restauration ou
encore de l’environnement, il n’est pas rare qu’un
encadrant s’occupe uniquement de deux salariés en insertion,
afin d'optimiser la transmission de certains savoir-faire.
En revanche, les activités de services aux
entreprises ou de déchetterie qui se sont fortement développées
ces dernières années, demandent un encadrement moins
important.
Ces ratios ne sont que des moyennes qui ne peuvent
rendre compte de la diversité des situations. Selon le projet
social que s’est fixée l’entreprise et les moyens
dont elle dispose, les taux d’encadrement peuvent varier considérablement.
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3/
Les sorties
SORTIES
DES SALARIES EN INSERTION |
|
|
EI |
EITT |
| CDI
/ CDD (>6 mois) |
37.3% |
57.8% |
| Formation |
9.5% |
6.8% |
| Demandeurs
d'emploi |
16.8% |
6.8% |
|
Poursuite
d'un dispositif d'insertion |
7% |
1% |
| Autres
situations (déménagement,
retour au pays, création d'activité, etc.) |
10.9% |
5.7% |
| Rupture
et sans nouvelles |
18.5% |
21.8% |
Entreprises
en activité du 01/01/2006 au 31/12/2006 |
|
Le
taux de sorties positives du parcours d’insertion est stable
par rapport à 2004 du côté des EI, en légère
hausse en EITT.
Il faut bien sûr interpréter ces données
avec les plus grandes précautions, les structures n’ayant
aucun moyen de suivi à court ou moyen terme. En effet, les
sorties sont comptabilisées à un instant T qui est
celui du jour de la fin de contrat. Or, les bénéfices
du passage en EI pour un salarié en insertion se mesurent
également sur le long terme, puisque c’est un accompagnement,
une restructuration « en profondeur » qui lui ont été
dispensés. Même si au lendemain de
son contrat de travail d’insertion un individu s’inscrit
comme demandeur d’emploi, nul doute qu’il aura plus
de capacité qu’avant son passage en EI à retrouver
du travail.
Quant aux environ 20% de « rupture et sans
nouvelle », ils correspondent malheureusement la plupart du
temps aux contrats très courts, à savoir les salariés
auxquels il a été impossible de proposer un parcours
d’insertion. Ce chiffre « résiduel » se
retrouve au niveau national.
Enfin, les entreprises d'insertion aimeraient pouvoir
proposer plus de formations à leur salariés, et pouvoir
les orienter en fin de parcours d'insertion vers des formations
qualifiantes, mais aucun dispositif spécifique n'existe alors
que l'on peut penser que les publics des EI et EITT sont plus en
besoin de certaines compétences que les salariés d'autres
entreprises. |
4/ Ages
& sexes

Entreprises
d'Insertion (par la production) |

Entreprises
d'Insertion par le Travail Temporaire |
L’immense
majorité des salariés en insertion a entre 26 et 49
ans. Mais après avoir stagné en 2005, le pourcentage
de cette tranche d'âge amorce un déclin, ce au profit
des plus de 50 ans, dont la courbe frémissait déjà
en 2005. Ce mouvement est surtout sensible en EI, les EITT travaillant
traditionnellement avec des salariés plus jeunes.
La proportion des moins de 25 ans reste stable
autour de 20% en EI et 30% en EITT.
A l'origine, au milieu des années 1980,
les Entreprises d'Insertion se sont développées pour
lutter contre l'exclusion des jeunes. Mais les dispositifs destinés
à favoriser leur intégration sur le marché
du travail se sont multipliés ces dernières années.
Un
dernier mot sur le genre des salariés en insertion pour noter
que les hommes sont très majoritaires, représentant
74% du total. Cette proportion s'explique par les secteurs d'activité
dominants dans le réseau : BTP, nettoyage industriel, etc.,
secteurs traditionnellement fortement masculinisés.
Cependant,
s'il est lent, le mouvement de féminisation semble inexorable
puisque la part de femmes en insertion gagne 2%. Il est à
noter que dans les EI par la production, le déséquilibre
est passé de 81/19 en 2000 à 72.6/27.4 aujourd'hui.
L'an dernier encore, les femmes ne représentaient que 24%
des salariés en insertion, soit une progression de plus de
3% en un an!
Au niveau national, la répartition est de 66/36; le réseau
en général, et l'Ile-de-France en particulier, a encore
du chemin a parcourir avant d'arriver à la parité
!
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5/ Les
situations sociales à l'entrée en EI
(un même salarié peut
appartenir à plusieurs catégories)

Les
salariés ne rentrant dans aucune catégories peuvent
être des étrangers, des personnes en situation d'exclusion
telle qu'elles n'ont plus d'existence administrative, ou refusent
de s'inscrire auprès de l'administration, ou en sont empêchées
par leur méconnaissance des démarches et formalités
à accomplir.
On note une stabilisation de cette catégorie
sous les 15% depuis 2005, alors que la proportion est longtemps
restée au-dessus de 30%. En 2002, cette courbe a croisé
celle des chômeurs longue durée (plus d'un an), qui
représentent depuis 2003 près de la moitié
des salariés en insertion embauchés en entreprises
d'Insertion.
Parmi ces nouvelles embauches, les bénéficiaires du
RMI sont un peu moins d'un tiers, une proportion qui s'élève
régulièrement depuis 1999 (+5% en huit ans)
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